Mélanome de Dubreuilh

Sommaire

Le mélanome de Dubreuilh est un grain de beauté cancéreux, du sujet âgé.

Le mélanome est une tumeur affectant tous les âges mais qui reste exceptionnel chez l’enfant avant la puberté.

Mélanome de Dubreuilh : facteurs de risque

Le mélanome est une maladie cancéreuse développée au dépend d’un grain de beauté ou neavus, au pluriel neavi.

Exposition solaire

L’exposition solaire jouerait un rôle majeur dans le développement de mélanome dont on distingue grosso modo deux types :

  • mélanome superficiel extensif, 60 à 70 % des cas : expositions intermittentes et intenses ;
  • mélanome de Dubreuilh, 10 % des cas : expositions chroniques cumulatives sur zones photo exposées en permanence, chez les sujets âgés.

La majorité des mélanomes naissent de novo, en peau apparemment saine sans précurseur.

Le risque de transformation maligne des petits nævus « communs » est très faible. Les nævus congénitaux ont un risque de transformation plus élevé s’ils sont de grande taille (plus de 20 cm).

Facteurs génétiques

On observe une prédisposition familiale au mélanome de Dubreuilh.

10 % des mélanomes surviennent dans un contexte de « mélanome familial », défini par 2 personnes au moins apparentées au premier degré, atteintes de mélanome :

  • gène CDKN2A, suppresseur de tumeur ;
  • phototypie : sensibilité de la peau au soleil des sujets à peau claire, à cheveux blonds et surtout roux, gène du récepteur de la mélacortine (MC1R) ;
  • nombre, taille et aspect des nævi : syndrome du nævus atypique défini par la présence en grand nombre de nævus atypiques, plus de 50.

La prise en charge d’un mélanome de Dubreuilh est la même que celle d’un mélanome classique.

Diagnostic et traitement du mélanome de Dubreuilh

Le résultat d’examen anatomo-pathologique (analyse du tissu prélevé) prend une place importante dans le plan de soin.

Diagnostic

Les signes cliniques permettant de suspecter un mélanome répondent aux critères appelés ABCDE :

  • lésion asymétrique (A);
  • bords (B) irréguliers ;
  • couleur (C) inhomogène : brun, noir, marron ou bleu, zones dépigmentées, halo inflammatoire ;
  • diamètre (D) supérieur à 6 mm ;
  • évolution (E) récente documentée : extension en taille, en forme, en couleur, en relief.

Un prurit (lésion qui gratte) ou un saignement au contact s’observent sur une lésion évoluée.

L’examen clinique recherche plus particulièrement des métastases en transit (palpation de petites billes de plomb sous le doigt) et des ganglions augmentés de volume, proche de la lésion.

Traitement

Toute lésion suspecte nécessite une excision, en vue d’un examen en anatomopathologie. L’exérèse doit être chirurgicale et complète, emportant la totalité de la tumeur.

L’examen anatomopathologique permet :

  • d’affirmer la nature mélanocytaire de la tumeur ;
  • d’affirmer la malignité de la tumeur ;
  • d’évaluer le niveau d’invasion de la tumeur en profondeur dans le derme : niveau de Clark ;
  • de mesurer son épaisseur : indice de Breslow, principal facteur pronostique.

Les différents mélanomes rendus sont le mélanome superficiel extensif et le mélanome de Dubreuilh ;

Plus rarement :

  • mélanome acral lentigineux, siégeant sur les paumes, les plantes, les bords latéraux des doigts/orteils et sous les ongles ;
  • mélanome des muqueuses buccales et génitales ;
  • mélanome nodulaire.

À un stade avancé, on peut proposer une chimio-radiothérapie. Le mélanome nécessite un suivi dermatologique régulier et sérieux.

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